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Dernière modification : 28 juin 2008
NHP2 : un nouveau gène impliqué dans la dyskératose congénitale


L’équipe d’Inderjet DOKAL vient de rapporter (Vulliamy & al, PNAS, 105 : 8073- 8078, Juin 2008) l’identification de mutations du gène NHP2 chez des patients atteints de dyskératose congénitale.

117 patients, pour lesquels les autres gènes connus n’étaient pas impliqués, ont été étudiés et, parmi les mutations identifiées de NHP2, 3 apparaissent clairement pathologiques et permettent de caractériser la DC sur le plan génétique chez 2 patients, tous 2 d’origine Turque (1 patient présente 1 des mutations à l’état homozygote, et l’autre est un hétérozygote composite pour les 2 mutations). Les phénotypes cliniques sont caractéristiques d’une dyskératose et sont associés à des télomères très courts comme habituellement chez les patients DC.

Les mutations bi-alléliques de NHP2 sont donc responsables d’une dyskératose congénitale de phénotype classique et de transmission autosomique récessive.

NHP2 est une des protéines du complexe de la télomérase (Fig. 1), responsable de la synthèse des télomères, au sein duquel on retrouve des protéines dont les gènes sont mutés chez d’autres patients DC : dyskérine (DKC1), TERT et Nop10. A noter que dans cette même étude, le gène GAR1P a été analysé et aucune mutation pathologique n’a pu être identifié.

  
Fig. 1 : Complexe de la télomérase


Pour mémoire, des mutations ont également été identifiées dans le gène codant pour le composant ARN de la télomérase (TERC) et dans le gène TINF2, codant pour TIN2, protéine faisant partie du complexe de la shéltérine qui est lui impliqué dans la protection des télomères.

Le nombre de gènes impliqués dans la dyskératose est donc actuellement de 6.

Tous ces gènes sont impliqués dans la synthèse ou le maintien des télomères.

L’augmentation rapide du nombre de gènes impliqués peut laisser espérer qu’une cause génétique soit maintenant identifiable chez la majorité des patients ; en particulier si la fréquence des mutations de TINF2 est confirmée sur une plus grande série que celle de la publication initiale.


Dr Thierry Leblanc

Centre de Référence des aplasies médullaires constitutionnelles rares,  Hôpital Saint- Louis,  75475 Paris Cedex 10