NHP2 : un nouveau gène impliqué dans la dyskératose congénitale
L’équipe d’Inderjet DOKAL vient de rapporter (Vulliamy & al, PNAS, 105 : 8073- 8078, Juin 2008) l’identification de mutations du gène NHP2 chez des patients atteints de dyskératose congénitale.
117 patients, pour lesquels les autres gènes connus n’étaient pas impliqués, ont été étudiés et, parmi les mutations identifiées de NHP2, 3 apparaissent clairement pathologiques et permettent de caractériser la DC sur le plan génétique chez 2 patients, tous 2 d’origine Turque (1 patient présente 1 des mutations à l’état homozygote, et l’autre est un hétérozygote composite pour les 2 mutations). Les phénotypes cliniques sont caractéristiques d’une dyskératose et sont associés à des télomères très courts comme habituellement chez les patients DC.
Les mutations bi-alléliques de NHP2 sont donc responsables d’une dyskératose congénitale de phénotype classique et de transmission autosomique récessive.
NHP2 est une des protéines du complexe de la télomérase (Fig. 1), responsable de la synthèse des télomères, au sein duquel on retrouve des protéines dont les gènes sont mutés chez d’autres patients DC : dyskérine (DKC1), TERT et Nop10. A noter que dans cette même étude, le gène GAR1P a été analysé et aucune mutation pathologique n’a pu être identifié.