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Site d'informations sur la Dyskératose Congénitale et de soutien à la recherche médicale
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Incidence et phénotype des mutations du gène TINF2 dans la cohorte Londonienne de patients atteints de dyskératose congénitale.


   Le gène TINF2 a été identifié comme muté chez quelques patients atteints de dyskératose congénitale suivis par l’équipe de Blanche ALTER au NCI et présentant une forme de DC avec transmission de type autosomique dominante 
(Savage & al, American Journal of Human Genetics, 2008.)

TINF2 code pour une protéine, TIN2, qui fait partie d’un complexe, la sheltérine, impliquée dans la protection des télomères.

L’équipe des Pr. Vulliamy et Dokal (Queen Mary University of London) vient d’analyser l’incidence des mutations du gène TINF2 dans une cohorte de 175 patients atteints cliniquement de dyskératose congénitale pour lesquels aucune mutation dans les gènes connus n’avait été identifiée, et également parmi 244 patients présentant une aplasie médullaire d’allure constitutionnelle pour lesquels aucun diagnostic précis n’avait pu être affirmé
(Walne & al, Blood, 1er Novembre 2008).
.
Une mutation à l’état hétérozygote a été identifiée chez 33 patients atteints de DC sans mutation antérieurement connue ; si l’on considère l’ensemble des patients DC ceci correspond à une incidence de 11%. Ces mutations apparaissent le plus souvent de novo : sur les 17 cas pour lesquels l’ADN des parents était disponible, aucune mutation n’a été identifiée pour 16 familles.

Les patients DC mutés dans TINF2 sont caractérisés par une forme sévère de la maladie avec 32 fois sur 33 le développement d’une aplasie médullaire, dont  23 cas avant l’âge de 10 ans ; dans 7 cas les patients avaient de plus un phénotype clinique de type syndrome de Hreidarsson ou de syndrome de Revesz. De manière surprenante il semble exister ici un excès de patients de sexe masculin (rapport de 3 pour 1).

Sur le plan biologique ces patients sont caractérisés par des télomères spécialement courts au sein de l’ensemble des patients DC.

Enfin, une mutation, Arg282 apparaît spécialement fréquente (identifiée chez 21 patients).

En revanche, les mutations de TINF2 apparaissent rares chez des patients atteints d’aplasie médullaire d’allure constitutionnelle mais ne présentant pas de phénotype évocateur d’une DC (seulement 3 mutations parmi les 244 patients étudiés, sans que le caractère pathologique de ces 3 mutations n’ait pu par ailleurs être démontré).

Ces résultats permettent d’établir que TINF2 est le second gène en fréquence impliqué chez les patients DC après DKC1 et que les patients mutés pour TINF2 ont un phénotype sévère. Le caractère de novo fréquent de ces mutations explique la rareté des formes familiales pour ce sous-groupe.


Dr. Thierry LEBLANC

Centre de Référence des aplasies médullaires constitutionnelles rares, Hôpital Saint- Louis, 75475 Paris Cedex 10

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Dernière modification : 25 janvier 2009